Photos by Laura Wilson

Pourtant la meilleure des nouvelles s’ordonnait à se réjouir de la venue du talentueux cubain, Gonzalo Rubalcaba. Il a sa place dans la liste des pianistes de renom…….Nous avons voltigé dans la stratosphère avec ce retour de Gonzalo Rubalcaba…….

 

AL DI MELOLA

La principale préoccupation de ce début de soirée consistait à se soucier de l’absence de réseau sur la petite boite que beaucoup portent en permanence à la main. Grosse crise existentielle pour ceux qui ne savent communiquer qu’avec cette bizarrerie du 21ème siècle.

Pourtant la meilleure des nouvelles s’ordonnait à se réjouir de la venue du talentueux cubain, Gonzalo Rubalcaba. Il a sa place dans la liste des pianistes de renom. Mais avant cette échéance captivante, il fallait subir une lancinante mélopée d’un ennui profond, authentiquement  propagatrice de fausses idées d’élaborations. Larry Carlton avait débuté en solitaire à sa guitare nous montrant le grand instrumentiste qu’il peut être. Gageons qu’il puisse un jour nous proposer un projet, où il ne se laissera pas aller à l’itération sidérante.

La pratique instrumentale de Gonzalo Rubalcaba s’élève dans une longue incubation préparatoire. Ce composant mouvant plein de serpentements, aux joies extatiques, rejoint le filigrane latino-américain. Le pianiste n’est pas là pour occuper une place décorative. Quand il s’évade on le voit au- dessus de ses touches en constante élévation. Il assigne sa pensée à accroitre ses audaces jazz, pour ne pas stagner sur un versant de tropicalisation qui lui serait rébarbatif à la longue. C’est toute sa force cette démarche et ce travail soutenu. De le voir ainsi décrocher cette mutation avec une pareille volonté farouche. Cette appropriation tantôt volcanique  puis tempérée, sera visible dans son unique partie solo durant laquelle il s’octroiera une de ses compositions « Derivado1 ». Sur son disque « Faith » il en exécute trois versions. Ce soir on peut penser qu’elle s’appellera « Derivado 38 » pour les influences que lui ont inspirées temporairement ces lieux. Car il en a dépeint une somptueuse toile faite de silence venant ponctuer ses harmonies remplies d’éloquences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La flute traversière devient l’accessoire de justesse pour s’opposer aux exigences du piano. Le titulaire de l’instrument à vent, Orlando « Maraca » Valle (arrangeur, compositeur et chef d’orchestre, cubain) vient s’adosser dans un duo ostensiblement  coloré, d’une foule de richesses variées aux traces insulaires.

L’accordéoniste Fausto Beccalossi d’une force virale de caractère, creuse sa voix par la tonalité gutturale. Il campe son phrasé sur une posture profondément grandiloquente. Volontairement forcé pour accentuer son emprise sur un certain instinct de vie immuable à l’action musicale. Il y a du déchainement dans son geste quand il absorbe un air lyrique en vociférant , liant à cela une improvisation non tempérée sur son instrument.

Pour Al di Meola rien de bien nouveau dans sa vision de guitariste haletant, depuis les années triomphantes du trio Paco de Lucia et john McLaughlin. Il a subi par la suite une cure de fusion qu’il s’administrera, et durant laquelle il s’adonnera sur plusieurs années. En tentant avec difficulté à imiter par moment, Weather Report, avec des réussites variées.

Il ressort ce soir des deux guitaristes  Al Di Meola et Kevin Seddiki des allures d’orgueil indomptable, à la floraison sauvage, d’un raisonnement musical qui n’est pas près de se dessécher. Ils se complètent dans une juxtaposition irénique hispanisante.

La seule fausse note sera la prestation affligeante du batteur boulimique Peter Kaszas. Ces apparitions incertaines déconstruisent l’équilibre du groupe en parasitant les probités qui en émanent.

Nous avons voltigé dans la stratosphère avec ce retour de Gonzalo Rubalcaba.



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